أحمد عصيد : دين الدولة ودين الشعب

23 janvier 2014 18 h 21 min 3 comments

يعتبر عصيد أن هناك مشكلا في تصور النخب لتاريخ المغرب إنطلاقا من النص المكتوب الذي يضم بياضات و مسكوتا عنه كبير. فالتاريخ الإجتماعي الفعلي هو في الغالب غير مدون ويمكن، في بعض الأحيان، إيجاده في هوامش النصوص المدونة. يستدل عصيد بمراسلة فقيه من منطقة سوس لقاضي المخزن بمراكش و التي يقول فيها أن سكان الجبال المجاورة لا يحتكمون إلى الشريعة على خلاف بلاد المخزن. و يرى عصيد أن بلاد السيبة لم تكن محكومة بنفس المنظومة الدينية و كانت فيها القبائل تعتبر أن للسلطان سلطة روحية فقط و ليس له سلطة زمنية فعلية. فلم تكن هاته القبائل تأدي الضرائب و كانت ترفض الظلم و الاستبداد المخزني.
من الناحية الروحية كان الفقيه في المسجد و كان السكان مسلمين و يحتكمون اليه في الأمور الدينية. لكنهم كانوا يرفضون التوظيفات السياسية للدين من اجل قمعهم. و كانوا يتعاملون بشكل ايجابي فقط في حال تواجد تهديد أجنبي مثلا لمواجهة لمواجة العدو البرتغالي و الإسباني.

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3 Comments

  • Ali Benhaddou sociologue marocain, 2 ans avant le décès d’Hassan II, il a édité une Oeuvre concernant les élites marocaines (les clans), sous-titré: l´organisation du pouvoir au Maroc.

    – Voici son résumé:

    I[Le Maroc est une des sociétés les plus inégalitaires, pouvoir et richesses sont concentrés entre les mains d’un petit nombre de familles. Ces familles sont issues de trois grands groupes : les Chorafas qui se disent descendants du Prophète et forment une sorte d’aristocratie, les oulémas qui interprètent les textes religieux et appuient sur influence sur l’analphabétisme d’une bonne partie du petit peuple et les commerçants pour certains devenus des hommes d’affaires. Ces trois groupes pratiquent une assez stricte endogamie (les trois quarts des mariages sont encore « arrangés » par les familles) et monopolisent les hauts postes de l’administration contribuant à bloquer un système dont ils profitent largement. Ce sont les mêmes qui sont nommés à la tête des entreprises publiques ou s’offre des mandats électifs dans les partis politiques que contrôle le Palais. L’auteur montre aussi comment cette petite élite protège ses privilèges et mène une vie coupée du Maroc réel dans des villas-palais gardées comme des coffres forts dans des quartiers réservés.]

    II. [Pouvoir, richesse et prestige sont concentrés entre les mains d’une minorité de familles dirigeantes. Pour conserver ces privilèges et défendre leur rang, elles se reproduisent à l’identique en utilisant les ressources de la tradition : filiations patriarcales, mariages de convenance et alliances économiques. De cette organisation à base familiale, émergent des hommes riches, instruits mais avides de puissance. Tous sont héritiers, les uns de la fortune, les autres de la noblesse. Placés à la tête des institutions de l’État, des organisations patronales, des associations sportives et philanthropiques, ils possèdent tous les pouvoirs. Sans créer une classe, ils s’associent pour former une unité de pouvoir qui domine la société. Qui sont ces hommes ? Comment accèdent-ils au pouvoir politique et économique ? Comment exercent-ils ce pouvoir sur les hommes et les institutions ? Bénéficient-ils réellement d’une autonomie d’action et de jugement ? Ou sont-ils simplement formés par l’État pour servir des intérêts supérieurs comme ceux des multinationales ? Ali Benhaddou propose des réponses basées sur une étude rigoureuse de la formation historique et sociologique des élites marocaines. Il explique la manière dont elles se recrutent au sein des grandes familles aristocratiques. Il analyse le processus de leur organisation, depuis les mariages d’affaires jusqu’à l’exercice du pouvoir économique. Il développe leur conception de l’administration des entreprises, du libéralisme, du management de la pauvreté et des ressources humaines. Il nous invite enfin à découvrir l’univers protégé des élites qui se replient dans les espaces clos des établissements de loisir et qui se barricadent dans les quartiers chics de la métropole marocaine.]

    III. De cette structure et absence de Etat de droit, on pourrait comprendre pourquoi le roi des pauvres coute-t-il trop cher au marocains, et pourquoi se permet-il d´acheter la sympathie et le silence de tous ceux qui veulent parler de lui. Le cas actuel d’Éric Laurent et sa collègue Catherine, il révèlerait des choses presque incroyables.

    – Publié par ma fille Samya chez le Diplo (Monde Diplomatique)

    Houcine en Autriche__

  • Le paragraphe III est la conclusion de Samya et les fautes de frappe ont été gardées selon leur original.

    -Bonne lecture de cet excellent livre.

    Houcine__

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