Monarchies arabes, la prochaine cible ? [Le Monde diplomatique]

26 décembre 2012 21 h 41 min 7 comments

Dans le prochain numéro du Monde Diplomatique du mois de janvier 2013 Hicham El-Aloui le cousin du Roi Mohammed 6 publie un article sur l’avenir des monarchies de la région confrontées à une deuxième vague du processus révolutionnaire qui secoue la région Maghreb-Machrek.

L’auteur s’interroge sur l’institutionnalisation de la démocratie dans les pays qui ont déjà connu la chute ou la fuite ou de leurs dictateurs et les bouleversements qui secouent les autres pays.

Voici les extraits de l’article publié sur le site du Monde diplomatique : 

Révolutions, acte II : Monarchies arabes, la prochaine cible ?

Tandis qu’en Tunisie, en Egypte, en Libye et au Yémen s’amorce une chaotique transition démocratique, les combats s’intensifient en Syrie. Moins remarquées, les contestations s’enracinent dans les monarchies, que ce soit en Jordanie, au Maroc ou dans les pays du Golfe.

Plutôt qu’un événement, le « printemps arabe » est un processus. Pour les pays les plus engagés sur le chemin de l’émancipation politique, la question cruciale est la suivante : la démocratie peut-elle s’institutionnaliser ? Même si les progrès demeurent fragiles, et les rapports entre sociétés et Etats toujours conflictuels, la question appelle un « oui » prudent. Dans certains des pays concernés, on assiste à la mise en place d’institutions appelées à devenir démocratiques.

C’est en Afrique du Nord que les perspectives d’avenir paraissent le plus prometteuses. L’institutionnalisation de la démocratie suppose une convergence de la vie politique autour des trois pôles qui fondent l’Etat de droit, à savoir les élections, le Parlement et la Constitution. Quand ces pôles sont robustes et durables, les gouvernements restent généralement à l’abri des groupes radicaux, des forces réactionnaires et d’un retour à des formes autoritaires. Les démocraties qui chérissent le respect du droit et l’équité des scrutins requièrent une alternance du pouvoir entre partis rivaux.

En Tunisie, en Libye et en Egypte, ce processus d’institutionnalisation est en marche, fût-ce sur un chemin cahoteux. Chacun de ces trois pays a connu des élections législatives marquées par une compétition et un pluralisme inconcevables sous l’ancien régime. En Tunisie, l’Assemblée constituante issue des urnes est en train d’achever l’élaboration de la Constitution. La crise y a deux dimensions : la longue passivité du nouveau gouvernement face aux violences salafistes (qui a pris fin après l’attaque de l’ambassade américaine à Tunis) et le retard à mettre en œuvre des réformes économiques, notamment dans les régions les plus défavorisées. En dépit de ces tensions parfois très vives et des conflits qui opposent les divers intérêts politiques, personne, si ce n’est une petite minorité, ne remet en cause les règles du jeu démocratique.

Il n’en va pas de même en Libye, où l’ordre politique né de l’effondrement du régime de Mouammar Kadhafi est fragilisé par le pouvoir des (…)

L’article complet est disponible dans le numéro de janvier 2013 du Monde diplomatique.

7 Comments

  • Comment accorder la moindre de crédit et de crédibilité à l’auteur de ce billet quand on sait qu’il a été l’une de signataires de l’allégeance faite à son cousin l’actuel roi du Maroc.

    Ce prince prétendument « rouge » a pris ses distances avec le trône marocain quand il a réglé ses problèmes matériels et financiers en suspens pendant le règne de son oncle défunt.

    Il aspirait et espérait un poste dans le genre de « vice-roi » ou quelque chose d’assimilé! Ne l’ayant pas obtenu, il a pris fait et cause contre la monarchie et n’a pas hésité à se faire le porte-drapeau et peut-être le pourvoyeur de fonds du 2O février.

    Ce jeune homme aurait plus de consistance s’il savait tenir le rôle de prince auquel il n’a pas renoncer.

    Qu’(il s’occupe de ses affaires florissantes et des missions que certains organismes lui confient et qu’il oublie les monarchies, et surtout la monarchie marocaine!

    Il n’y a plus sa place!

    • @marokino,
      Je vous demande : Si vous étiez né Prince avec les privilège du de son altesse le prince Hicham vous auriez renoncé à votre titre & privilèges ?…N O N
      Lui est né Prince et vous deviez en prendre acte. Point Stop
      Cependant ces évaluations & ses opinions sont des points de vus que les internautes peuvent lire, apprécier ou pas. Lui est un marocain, donc aussi un sujet du Roi du Maroc comme tous les membres de la famille royale & comme tous les marocains…donc ou est l’anomalie ? (Le contraire serait un problème)
      Vous exprimez votre opinion, le prince exprime la sienne, moi aussi la mienne, les autres les leurs, or la Démocratie est un argument qui intéresse actuellement tous les pays arabes, musulmans nord africains, aussi du moyen orient qui vivent depuis toujours sous les pieds des dictateurs. Ils se sont libérés des colonisateurs et se sont trouvés leurs rois ou présidents tyrans sourds aux changements, comme sa les extrémismes religieux (la peste noire) fleurissent de partout et menacent avec leurs extrémismes la paix & la sécurité dans le globe.

  • Je souscris largement au propos de Marokino. Le discours du Prince Moulay Hicham, ou de Hicham El Alaoui, serait plus audible s’il clarifiait sa position. Les penseurs engagés accompagnent en général leurs propos d’actes forts et symboliques en cohérence avec leurs idées. Or, la liberté de ton qu’il s’octroie tout en refusant de renoncer à son titre de Prince de la « Maison Chérifienne » laisserait à penser aux plus suspicieux qu’il n’attend que la déchéance de son royal cousin pour s’arroger le fauteuil auquel son ego intarissable l’a conditionné depuis sa prime jeunesse.

    Pour ce qui est de sa production intellectuelle, le propos et l’éloquence sont souvent brillants dans la forme, le charisme et l’aura sont indéniables, cependant, en plus de ne pas toujours éclairer et clarifier la situation, ses propos comportent pas mal de spéculations, pour ne pas dire d’élucubrations, qui se trouvent battues en brèche par le cours de l’histoire.

    Je n’ai certes pas la légitimité pour critiquer sur ce terrain-là un universitaire autant reconnu dans son microcosme académique (et pas dans les universités les plus médiocres…), mais j’ai l’impression qu’il fait un commerce ambigu et malsain de son titre princier à tel point qu’on finit pas ne plus discerner la part de mérite intellectuel intrinsèque, de la part de notoriété, d’attractivité voire d’exotisme qui découle simplement de sa naissance et de son aisance financière.

    Cela dit, je dois avouer qu’il mène assez bien sa barque à titre individuel !

  • complètement raccord avec les commentaires précédents. Mais il y en a marre d’entendre parler de voie vers la démocratie quand l on ne fait que se diriger vers des théocratie, donc vers un autre totalitarisme, et autre colonialisme celui du golfe, c’est désespérant

  • Contrairement a ce qui a ete dit par des personnes sans doute proches du regime ou d ela police politique Marocaine ,je pense que Hicham el alaoui est une personne intelligente qui connait bien son pays le maroc et qui connait aussi le pouvoir Marocain,contrairement au Roi siegeant qui n’a ,le pauvre,aucune qualite pour gouverner un pays,il est completement detache du peuple Marocain,il vit dans un monde a part :celui des festivals de musiques et des sejours en Thailande,son regime bat de l’aile et je pense comme beacoup de Marocains qu’il va etre balaye par le vent de l’histoire et ca sera tres bientot.

  • Aucun dirigeant d’un pays arabe n’a intention d’épouser mademoiselle démocratie, pour eux c’est une épouse dangereuse, qui met en discussion leur autorité absolue de despote
    M.lle démocratie est instruite, cultivée, brillante, indépendante, qui a le don du bon temps parce qu’elle respecte « L’AUTRE » les droits & les nécessités de TOUS, elle n’impose jamais son opinion, elle dialogue, elle s’informe elle a un oeil attentif pour les exigences que les rythmes de la globalisation imposent.
    M.lle démocratie est une révolutionnaire qui a le privilège de mettre tous sur le même plan, devant leurs droits & leurs devoirs, pour cette raison les despotes l’évitent comme la peste.
    Les peuples des despotes arabes & musulmans ont fait & font de tous pour que leurs dirigeants tyrans épousent cette demoiselle, dommage, ces derniers préfèrent la hideuse & violente tyrannie qui les autorise à abuser de générations entières.
    M.lle démocratie est l’aspiration de tous les peuples abusés de la sphère arabe/musulmane. La détourner avec le fanatisme religieux pour leurs administrer plus aisément une autre dictature plus insidieuse n’est pas une solution définitive…
    Toute les mascarades auront une fin

  • Trois difficultés à surmonter pour tendre vers la démocratie : l’illettrisme d’une partie de la population, la corruption galopante qui maintenant gangrène tous les les pays du globe, démocratiques ou non, l’Islam car le coran donne des lois pour absolument tous les aspects de la vie , qu’il en existe plusieurs interprétations et que malheureusement tous les dirigeants politiques issus du milieu religieux finissent toujours par être des tyrans.De toutes les façon le monde ne vénère actuellement que le veau d’or et toutes les valeurs morales et de civilisations sont bafouées ,piétinées par les détenteurs du grand capital, donc détenteurs du pouvoir mondial pour qui, la démocratie est un frein considérable à leur insatiable boulimie de profits.Ils sont en train de foutre en l’air la planète, En spéculant sur les céréales, ils sont à l’origine de millions de morts, ils arment la terre entière, provoquent des guerres pour le profit des diaboliques multinationales etc, etc….La lutte des peuples pour sa survie va être longue et pleine de souffrances!

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